
Mélodie Persistante
Heureuse la mélodie que les gens confient à leur mémoire.
- Technique
- Acrylique sur toile
Une calligraphie nastaʿlīq déposée sur un champ de tapis persan et de céramique, portant le vers célèbre du poète Fereydoun Moshiri : la vie est l'unique scène de notre art — chacun y chante sa propre mélodie puis quitte la scène, et la scène demeure.
L'œuvre tire son titre du dernier vers : heureuse la mélodie que les gens confient à leur mémoire.
L'écriture n'est pas tant tracée sur le motif qu'issue de lui. Les traits sombres traversent le médaillon et la bordure fleurie comme une seconde arabesque, plus vaste — de sorte que le mot et l'ornement ne forment plus qu'une seule langue, et que l'œil ne saurait dire où finit le poème et où commence le tissage.
C'est l'œuvre la plus silencieuse de la collection, et la plus directement consacrée à ce qui demeure après une vie : non le chanteur, mais le chant.
Salut à la lumière
